Quai municipal de St-Denis

TEXTE HISTORIQUE POUR LE PORT DE ST-DENIS
(documentation de monsieur Onil Perrier)
LE PORT DE SAINT-DENIS

Pour comprendre l’importance de la rivière et des quais au 19e s., il faut se rappeler la grande prospérité de la municipalité de St-Denis entre 1800 à 1840 et savoir qu’on y faisait le commerce du bois et du blé, avant les chemins de fer et les camions (Voir Allaire p.339 et Richard p.77-78).
Déjà vers 1770, il y avait de vastes entrepôts sur le bord de l’eau, qui appartenaient aux marchands Guéroute, Samuel Jacobs, Masse et bien d’autres. Le dernier hangar de ce genre (Vézina) a été incendié en 1987.
Avant 1834, on ne voyait sur la rivière que des barges à fond plat, parfois avec voiles (voir l'aquarelle de Bainbridge en 1828, à la MNP). À partir de 1834 sont arrivés les steamboats (bateaux à vapeur) et le port a connu une activité intense: il servait aux commerçants et artisans de toutes sortes tels que tanneurs, maçons, potiers, orfèvres etc. On profitait des hautes eaux du printemps et de l’automne pour expédier ou faire venir les marchandises.

À cette époque, on se servait beaucoup de l'ile MADÈRE où l’on avait érigé un quai: au temps des eaux basses, les bateaux y accostaient, déchargeaient leurs marchandises; on les plaçaient à bord des voitures et de là, à gué, on se rendait au village sans danger de s'embourber.
 
LA NAVIGATION À VAPEUR

Au milieu du 19e sècle et au début du 20e, trois bateaux à vapeur faisaient le trajet Beloeil, Saint-Denis, Montréal, deux fois par semaine, Il faudrait toute une causerie pour décrire cette saga, y inclus la fondation ici de la CANADA STEAMSHIP LINES...

Je me limite à parler du Fecteau, vers 1915, qui transportait les passagers à Beloell pour y prendre le train. Et du dernier bateau considérable : le TERREBONNE, qui naviga jusqu’en 1935, alors qu’il s’est enlisé vis à vis Cascarinette (sur le Richelieu, près de St-Ours).
Il y eut jusqu’à trois quais et même un 4e vers 1870, nous dit Richard (p. 46-47) sur les lots 199, 167, 117 (actuel) et 88. En 1910, le fédéral a acheté celui au centre du village, puis l'a doublé. Aujourd'hui, ce quai ne sert plus que pour les croisières touristiques ou de descente pour les bateaux de plaisance. 

 

Texte présenté par monsieur Onil Perrier lors de causeries tenues à l’automne 2006 et  mis à la disposition du site Internet de la municipalité de St-Denis-sur-Richelieu. 

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